PIANO PIANO

Installation d'Aurélien Bory
présentée au couvent des Jacobins
du 27 juin au 29 septembre dans le cadre du 40e Festival Piano aux Jacobins

 

 

 

Oeuvre cinétique et musicale, l'installation "PIANO PIANO", imaginée par Aurélien Bory est un hommage à "Piano Phase" du compositeur américain Steve Reich et à la chorégraphie "Fase" de Anne-Teresa de Keersmaeker.

 

PIANO PIANO, ce sont deux pianos en mouvement qui mettront en lumière l'art du déphasage dans le réfectoire du couvent des Jacobins.
L'exposition sera visible tout cet été jusqu'à la fin du festival Piano aux Jacobins, qui fête cette année ses 40 ans.

 

 

 

L'installation "PIANO PIANO"

expliquée en quelques mots par Aurélien Bory, son créateur...

 

"Piano Phase de Steve Reich est une oeuvre créée pour deux pianos, mais dont le principe est découvert avec des magnétophones. En superposant deux phrases musicales identiques, et en accélérant l'une des bandes, Steve Reich invente le 'phasing', un déphasage musical qui laisse entendre de nouveaux motifs.

Plus tard Anne Teresa de Keersmaeker crée sur cette musique, Fase, une chorégraphie où deux danseuses synchronisée tournent sur elles-mêmes et déphasent leur rotation en suivant le phasing de la musique.

J'imagine Piano Piano, comme la superposition des deux oeuvres : deux pianos mécaniques jouent Piano Phase et tournent sur eux-mêmes. À la superposition, qui est le principe de Piano Phase, s'ajoute l'histoire d'une oeuvre, qui a glissé des magnétophones, aux pianos, de la musique au mouvement, pour revenir ici à sa mécanique première, le cycle."


Aurélien Bory, Auteur, metteur en scène et directeur artistique de la Cie 111 / Plasticien de PIANO PIANO

© photo Couvent des Jacobins

 

 

© photo Aglaé Bory

 

Références :

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[ AURÉLIEN BORY ]

• AUTEUR, METTEUR EN SCÈNE ET DIRECTEUR ARTISTIQUE DE LA COMPAGNIE 111 •

 

 

AURÉLIEN BORY est né à Colmar en 1972. Après des études de physique à l'Université de Strasbourg qui l'amènent à travailler dans le domaine de l'acoustique architecturale, il intègre en 1995 le studio de création au sein du Lido, Centre des arts du cirque à Toulouse.

 

En 2000, il fonde la compagnie 111 à Toulouse. Il y développe un théâtre physique et hybride, mêlant théâtre, danse, cirque, musique et arts visuels. Animées par la question de l'espace, ses oeuvres composites à l'esthétique singulière sont influencées par son intérêt pour les sciences et s'appuient fortement sur la scénographie. Tour à tour scénographe, metteur en scène, chorégraphe ou encore plasticien, il pense son oeuvre dans le renouvellement de la forme.

Les spectacles d'Aurélien Bory sont présentés dans le monde entier, et cette reconnaissance internationale débute avec "Plan B" (2003), créé au Théâtre Garonne à Toulouse, et "Plus ou moins l'infini" (2005) créé au Théâtre Vidy à Lausanne, marqués par la collaboration avec le metteur en scène new-yorkais Phil Soltanoff.

 

© photo Aglaé Bory

 

 

 

 

Largement diffusé en France et à l'étranger, le répertoire de treize créations d'Aurélien Bory est présenté dans de prestigieux théâtres. Il reçoit en 2008 le prix Créateur sans frontières délivré par Cultures France / Ministère des Affaires étrangères pour ses oeuvres à l'international.

 

Sa dernière création, "aSH", pièce pour Shantala Shivalingappa, a été accueillie par une longue ovation debout.

 

 

 

 

 

• ARTISTE PLASTICIEN •

 

 

Son questionnement sur l'espace l'amène à s'aventurer sur de nouvelles scènes et investir de nouveaux champs artistiques tels que les arts plastiques, l'architecture ou encore l'urbanisme. Après avoir créé l'installation Sans objet pour la Nuit Blanche 2014 à Paris, il est invité par Le Voyage à Nantes pour son édition estivale 2015 où il conçoit sa première installation plastique, Spectacula.

 

 

© photo Aglaé Bory

C'est à Nantes également qu'il s'essaie à l'urbanisme avec Traverses, reconfiguration du boulevard Léon Bureau sur l'île de Nantes inaugurée en juillet 2016. La même année au Musée Picasso à Paris, il imagine l'installation-performance Corps noir pour l'interprète Stéphanie Fuster. Il réalise une scénographie d'exposition, Villes Flottantes, dans le cadre de l'événement « Un été au Havre 2017 » pour le 500ème anniversaire de la ville du Havre et de son port. Il conçoit enfin l'installation TROBO pour la Cité des sciences et de l'industrie à Paris : une oeuvre qui rejoindra l'exposition permanente sur les robots, dont le vernissage est prévu en avril 2019.

 

En 2019-2020, le ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie, consacrera à Aurélien Bory un Portrait/Paysage qui durera toute la saison.

 

 

 

 

 

Le Couvent des Jacobins de Toulouse est très heureux d'accueillir pendant l'été 2019, PIANO PIANO, installation originale imaginée à l'occasion des 40 ans du festival Piano aux Jacobins.

 

 

 

 

 

 

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[ LE FESTIVAL PIANO AUX JACOBINS ]

FESTIVAL INTERNATIONAL DE PIANO À TOULOUSE

 

40e édition du festival

Du jeudi 5 septembre au dimanche 29 septembre 2019

 

 Le Festival international Piano aux Jacobins est le rendez-vous des grands pianistes du classique mais aussi du jazz et chaque édition fait découvrir de jeunes talents ! Durant tout le mois de septembre le Cloître des Jacobins à Toulouse, mais aussi l'Auditorium Saint-Pierre des Cuisines, ou encore la Halle aux Grains…accueillent les amoureux de piano pour des concerts de prestige. Sviatoslav Richter, Alfred Brendel, Martha Argerich, Chilly Gonzales ou Murray Perahia ont, entre autres, participé au festival. Piano aux Jacobins est une véritable légende pour les amoureux du piano !

Piano aux Jacobins est également présent en Asie depuis 15 ans : en Chine avec un festival à Pékin et à Shanghai ainsi que dans les grandes métropoles chinoises, et au Japon à Tokyo et Gifu.


Le festival fête en 2019, son 40e anniversaire et invite spécialement Aurélien Bory, directeur artistique de la Cie 111, a imaginer une installation cinétique et musicale originale : PIANO PIANO est à découvrir dans le réfectoire du couvent des Jacobins du 27 juin au 29 septembre 2019.

 

 

 

 

 

Edito 2019 du 40e Festival Piano aux Jacobins

 

" Quarante ans, c'est le temps qu'il a fallu au peuple de Moïse pour traverser le désert.
C'est peu à l'échelle d'un monastère du treizième siècle qui a vu s'agenouiller bien des êtres.
C'est beaucoup si l'on pense que ni Mozart ni Schubert ni Chopin n'ont pu fêter cet anniversaire.
Le temps ne fait rien à l'affaire : Roméo et Juliette n'ont eu qu'une nuit et l'on en parle encore.
C'est dans le court instant du concert que tout se noue.

Et dans la mémoire de ceux qui le partagent que l'émotion revit à jamais.


Quarante ans, ce n'est donc pas un âge pour la musique.
Catherine d'Argoubet et Paul-Arnaud Péjouan n'ont pas quarante ans. Ils ont un coeur de vingt
ans et une âme de mille ans.
Ceux qui se pressent chaque année vers le Cloître des Jacobins retrouvent leurs jambes de vingt
ans pour un rendez-vous d'amour qui dure depuis des siècles.
La musique qui leur est confiée comme un secret rajeunit sans cesse puisqu'elle remonte la nuit
des temps sans effort.

Oublions les bougies et rejoignons les étoiles que nos magiciens du piano font briller dans le ciel."


Olivier Bellamy

Journaliste chroniqueur animateur / Radio Classique / Emission "Passion Classique"

 

 

 

 

 

 

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[ STEVE REICH ]

AUTEUR-COMPOSITEUR DE L'OEUVRE "PIANO PHASE" ET INVENTEUR DE LA TECHNIQUE DU DEPHASAGE

 

 

Steve Reich © photo Alice Arnold

Steve Reich, compositeur américain né en 1936, est considéré comme l'un des pionniers de la musique minimaliste (un courant de la musique contemporaine jouant un rôle central dans la musique classique des États-Unis). Icône d'une culture sonore globalisée, la musique de Steve Reich est dans toutes les oreilles. Plus que des œuvres musicales, le musicien compose des expériences sonores : par répétition, tuilage et déphasage, un simple motif répété immerge l'auditeur dans un « processus » d'écoute. Steve Reich interroge la perception du temps et du rythme sous toutes ses formes. Pour caractériser son œuvre, et spécialement ses compositions de la période 1965-1976, il utilise l'expression « musique de phases ».

Le déphasage consiste à faire tourner deux boucles sonores identiques à un tempo légèrement différent, créant ainsi un décalage graduel entre ces deux mêmes boucles. Apparaissent alors de nouveaux sons issus des deux premiers au fur et à mesure du processus, d'abord un écho puis un dédoublement, un retour à l'écho jusqu'à ce que les deux boucles se synchronisent de nouveau.

 

 

 

 

 

"Piano Phase" est l'une de ses œuvres majeures. Écrite en 1967. Elle fait partie des premières œuvres importantes du compositeur et constitue une avancée technique majeure dans sa carrière. Écrite pour deux pianos (ou une bande magnétique et un piano), elle constitue la toute première œuvre purement instrumentale de musique de phase de Steve Reich, qui jusqu'alors n'avait utilisé que des bandes magnétiques.

 

 

 

 

 

 

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[ ANNE-TERESA DE KEERSMAEKER ]

DANSEUSE ET CHORÉGRAPHE, AUTRICE DE "FASE, FOUR MOVEMENTS TO THE MUSIC OF STEVE REICH" 

 

 

Anne-Teresa de Keersmaeker, danseuse et chorégraphe belge flamande, est une figure majeure de la danse contemporaine belge et mondiale. Elle s'est imposée au début des années 1980 en renouvelant les liens entre danse et musique. En 1983, elle crée la compagnie ROSAS au sein de laquelle elle développe son langage chorégraphique propre avec plus de 35 chorégraphies à son actif à ce jour. Anne Teresa De Keersmaeker prend la direction chorégraphique du Théâtre de la Monnaie à Bruxelles de 1992 à 2007. En 1995, elle fonde P.A.R.T.S., une école de danse contemporaine reconnue à l'internationale.

 

 

Anne-Theresa de Keersmaeker © photos Anne Van Aerschot

 

 

Créé en 1982, "Fase, Four Movements to the Music of Steve Reich" est le premier spectacle de la chorégraphe Anne-Teresa De Keersmaeker. Fase est composé de trois duos et d'un solo, tous chorégraphiés sur des œuvres de Steve Reich, le pionnier de la musique répétitive (ou « minimaliste ») américaine.

 

 

 

 

 

Anne-Teresa De Keersmaeker se sert des structures musicales de Reich pour développer son propre langage gestuel, qui complémente la musique plus qu'il ne la redouble. Danse et musique explorent le même principe structurant : le « décalage de phase » à l'intérieur du jeu des répétitions. Par légers glissements, infimes variations, des mouvements synchrones se mettent doucement à décaler, donnant naissance à un miroitement complexe de formes et de motifs en perpétuelle mutation.

  

 

 

 

 

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Retrouvez en cliquant ci-dessous l'ensemble du programme de l'année culturelle 2019

 

 

 

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A très bientôt au couvent des Jacobins !

 

 

 

Couvent des Jacobins

Entrée par l'église

Place des Jacobins

31 000 Toulouse

 

 

Métro : station Capitole (ligne A)
Bus : navette centre-ville
Parking : Capitole
VélôToulouse : rue Sainte-Ursule, Place de la Daurade, rue Pargaminières