Le cloître, construit entre 1307 et 1310, symbolise le jardin d'Éden, le paradis. Ses quatre galeries sont couvertes d'une simple charpente de bois, soutenue par 160 co
lonnettes de marbre. Elles desservent tous les bâtiments, dont la disposition est pensée pour faciliter la vie d'une communauté religieuse qui ne comptait pas moins de cent personnes à la fin du XIIIème siècle : réfectoire, dortoir, bibliothèque, infirmerie...
On y trouve aussi des plates-tombes, qui marquent la mise en terre des fidèles désireux de reposer au plus près de l'église.
Une restitution fidèle
Après cinq siècles d'usage religieux, deux des galeries du cloître sont détruites par l'armée qui transforme le couvent en caserne au XIXe siècle. Durant le XXe siècle, les galeries est et sud sont remontées, des chapiteaux initiaux sont retrouvés. Ils sont complétés par d'autres éléments provenant d'édifices disparus mais de style très proche. Quelques chapiteaux neufs sont sculptés sur le modèle initial.