Les reliques de Saint Thomas d'Aquin

Né en Italie méridionale, Thomas entre en 1244 dans l'Ordre des Prêcheurs. Il rédige une Somme de théologie qui vise à réconcilier foi et raison. Il est canonisé 1323 et dès 1368, le pape Urbain V remet à son ordre ses reliques pour qu'elles soient vénérées dans la ville qui a vu naître les Dominicains.

Thomas d'Aquin étudie et enseigne la philosophie d'Aristote, lit Saint-Augustin, les pères de l'église et la bible. Ce philosophe et théologien prône le rationalisme religieux : ni la foi, ni la raison ne sauraient dominer, pour la simple raison que l'une sans l'autre ne peut pas exister. La papauté et l'ordre des Prêcheurs ont très vite compris la nouveauté et la fécondité de sa pensée.

Invité au concile de Lyon, il meurt en chemin dans l'abbaye cistercienne de Fossanova, au sud de Rome. Il sera canonisé le 18 juillet 1323.


 

Tous les 28 janvier, les Dominicains et les universitaires célèbrent l'arrivée du corps de Saint Thomas aux Jacobins

Les Frères prêcheurs ayant demandé que leur soient restitués les restes de Saint Thomas, le pape Urbain V, par une bulle du 16 juin 1368, décide de leur transfert au couvent des Jacobins de Toulouse. L'université florissante et la beauté de l'église justifient cette décision.

Après un long périple, les reliques parviennent à la chapelle Notre-Dame du Férétra le 28 janvier 1369. 150 000 fidèles de Toulouse et de toute la région accompagnent alors les reliques jusqu'à l'église des Jacobins où le coffre qui les contient est placé dans un tabernacle de pierre, à côté de l'autel.

Pendant la Révolution, les reliques de Saint Thomas d'Aquin seront transférées dans la basilique de Saint-Sernin, toute proche. Ce n'est qu'en 1974 qu'elles seront restituées au couvent des Jacobins, au terme des travaux de restauration de l'église.

Le saviez-vous ?

Thomas d'Aquin n'est jamais venu à Toulouse de son vivant. C'est au couvent Saint-Jacques de Paris qu'il a poursuivi ses études de théologie et essentiellement en Italie qu'il a entrepris la rédaction de ses œuvres, dont la fameuse Somme de théologie.