Un joyau médiéval

au coeur de la ville

Le couvent des Jacobins est un joyau de l'art médiéval, conservant une église unique en son genre avec sa double nef terminée par le « palmier ».

 

C'est le lieu de vie d'une communauté religieuse où tout s'organise autour du cloître : réfectoire, salle capitulaire et chapelle funéraire ornée de peintures. C'est un lieu de pèlerinage sur les reliques de Saint Thomas d'Aquin.

Histoire, art, foi, constituent les trois pôles qui attirent chaque année près de 300 000 visiteurs.

Construit en seulement un siècle, entre 1230 et 1350, le couvent des Jacobins fera l'objet de quelques agrandissements par la suite. Son architecture répond avant tout aux règles de pauvreté et aux missions de prédication édictées par Dominique, le fondateur de l'ordre des Prêcheurs.

 

Un édifice sobre, aux volumes simples

D'aspect austère et massif à l'extérieur, l'église surprend par la légèreté de ses voûtes et sa luminosité intérieure. Elle emprunte à l'art gothique ses voûtes complexes et ses hautes fenêtres. Mais elle conserve, comme beaucoup d'églises du midi, un plan simple, de hauts murs épaulés de contreforts, un décor limité à de fausses pierres, quasiment sans sculptures. Elle est entièrement construite en briques. Le clocher octogonal est un bel exemple du style de ce gothique dit « méridional ».

 

Le saviez-vous ?

Aux XIIe et XIIIe siècles, les nouveaux ordres mendiants, pour mieux diffuser leur parole, rompent avec la tradition des monastères isolés dans les campagnes. Les Frères prêcheurs contribuent à structurer l'urbanisation en construisant leurs maisons au cœur des villes. En contact direct avec les fidèles, ils peuvent ainsi prêcher et vivre de charité. A Toulouse, les clochers des couvents dominicains, franciscains, augustins et carmes signent l'identité de la ville.