8 siècles d'histoire

un passé mouvementé

Le couvent des Jacobins est un jalon essentiel de l'histoire de Toulouse au Moyen Âge. Il est à la fois le témoin du renouveau de la foi chrétienne face à l'hérésie cathare, le berceau de l'ordre des Dominicains et le siège de la plus ancienne université de France après la Sorbonne.

Dominique de Guzman, chanoine castillan, fonde l'Ordre des Prêcheurs à Toulouse en 1216.

Afin de favoriser leur vie en communauté et s'insérer dans la ville pour assurer leurs missions de prédication, les Dominicains démarrent, en 1229, le projet d'un couvent. La première pierre de l'église est posée le 24 décembre 1230 et le couvent est achevé vers 1250. Il accueille alors une centaine de frères.

Le couvent des Jacobins connaît alors une forte période d'expansion et d'importants travaux d'agrandissement sont engagés. Ils dureront jusqu'en 1341.

Le 28 janvier 1369, les reliques de Saint Thomas d'Aquin, grand théologien dominicain, sont confiées à l'église des Jacobins.

 

Un édifice transformé en écurie

Le couvent des Jacobins connaîtra une histoire mouvementée à partir de la fin du XVIIIème siècle. Il est fermé pendant la Révolution et les reliques sont transférées à la basilique Saint-Sernin, toute proche. En 1810, Napoléon affecte l'édifice à l'armée et une grande partie est transformée en écurie.

Suite à l'intervention de Prosper Mérimée en 1847, l'armée quitte finalement le couvent et les travaux de restauration peuvent être entrepris. Ils dureront une bonne partie du XXème siècle.

Le saviez-vous ?

Pourquoi le couvent des Jacobins s'appelle ainsi et non pas couvent des Dominicains ? Tout simplement parce que la première communauté dominicaine de Paris s'est installée en 1219 dans l'hospice Saint-Jacques, dans la rue du même nom. On a donc pris l'habitude de les appeler les Jacobins.